Week-end formation pour les responsables de maisons et d’appartements

« C’était juste dingue ! » l’expression est sur toutes les lèvres. Et dans toutes les mémoires ! Les tranquilles rives de l’Ile Bouchard pouvaient-elles se douter de la vague inattendue provoquée par la venue d’une quarantaine de responsables de Lazare les 30 septembre et 1er octobre derniers ? A leur programme : formation, déguisement et partage…

Dès la première minute, Etienne Villemain, annonçait la couleur : il ne s’agit pas de vivre un WE de plus, mais un WE qui peut changer toute l’année qui s’ouvre. Objectif ? Susciter un moment de cohésion et de partage, mais aussi progresser dans les domaines demandés pas les colocs eux-mêmes.

Les responsables de maison et d’appartement ont ainsi pu entendre des interventions de très grande qualité, à commencer par François Bal, ancien directeur de l’OCH. Son exposé, tout entier imprégné du message de Jean Vanier, a débouché sur deux questions personnelles : qu’est-ce qui, dans mon quotidien, constitue une nourriture dans ma mission ? Quelles sont mes peurs ?

Le lendemain, les participants ont pu s’enrichir des principes de l’écoute bienveillante, pour mesurer les écarts entre nos pratiques et la réalité d’une écoute réussie. Un médecin spécialiste en addictologie a exposé quant à lui les ressorts de l’addiction à l’alcool – et ses 49 000 morts annuels en France. Dans les maisons Lazare, l’alcool est absolument interdit, mais il convenait de regarder cette réalité en face pour mieux la combattre chez nos colocs prisonniers de leurs comportements.

La rencontre a aussi permis de sillonner les rues de Richelieu, commune unique en son genre, pensée et voulue par le premier ministre de Louis XIII. Un grand jeu itinérant et déguisé attendait les colocs en équipe, pour parfaire leurs connaissances d’une figure majeure de l’histoire de France. Les mousquetaires du roi terminèrent leur aventure pédestre sur le site du château, aujourd’hui disparu, harangués par un cardinal en habit, devant les passants médusés !

 

Mais les moments les plus forts sont, une fois de plus, ceux qui ne s’écrivent pas : les confidences échangés à la faveur d’un repas, les esprits unis dans l’urgence de la mission, les déplacements sur les sites de l’Ile Bouchard et de Richelieu…

Une des familles récemment engagées nous écrit : « Nous étions très heureux de rencontrer la famille Lazare, ces villes ayant pris enfin des visages humains et souriants ; de vivre ce moment avec nos colocs qui vivent la responsabilité à nos côtes et dans une autre dimension. » Le 1er octobre au soir, incontestablement l’année Lazare était lancée !