RETOUR SUR NOTRE TOUR DE FRANCE

Du 28 mars au 6 avril dernier, Lazare a lancé une grande mobilisation à travers toute la France pour témoigner d’initiatives porteuses d’espérance aujourd’hui. Retour sur cette tournée évènement.

Mobilisation générale ! Trois grands témoins, Etienne Villemain en tête, ont uni leurs voix pour porter un appel à la veille des présidentielles : il est urgent de reprendre confiance et croire en un destin français qui passe par la prise d’initiative citoyenne en faveur des plus fragiles.

Pour partager leurs raisons d’espérer et inviter leurs concitoyens à agir partout où ils sont, Etienne Villemain, fondateur de Lazare, Tugdual Derville pour le mouvement Ecologie humaine et Eric Mestrallet pour la fondation Espérance banlieues se sont rendus dans six grandes villes de l’Hexagone.

Même discours à Angers, Nantes, Toulouse, Marseille, Lille et Lyon : ne pas se résigner, mais décider de se mettre en mouvement pour faire bouger les choses en imaginant avec d’autres des alternatives citoyennes aux problématiques actuelles.

Pour Tugdual Derville, cela veut dire ne pas tout attendre du politique et avoir de la compassion pour ceux qui nous gouvernent. Le fondateur du mouvement Ecologie humaine appelle ainsi chacun à prendre ses responsabilités en citant Saint Augustin : « Ne dites pas : les temps sont mauvais. Nous sommes les temps. Soyons bons et les temps seront bons. »

Avec lui, Etienne Villemain, a pu témoigner que « la réalité dépasse l’idée. » « L’action donne une légitimité insoupçonnée à ceux qui osent et leur engagement ébranle les hommes et femmes politiques. » Seule condition : accepter de vivre la gratuité dans la relation à l’autre et le don de soi.

Au-delà du don de soi-même à autrui, c’est toute une culture nationale qu’Eric Mestrallet propose de communiquer aux enfants des banlieues, au sein d’écoles indépendantes implantées dans les cités de France. « Si nous voulons vivre ensemble en harmonie, il est essentiel de transmettre, de redonner ce que nous sommes aux jeunes générations », rappelle-t-il.

Face aux 300 personnes venues, en moyenne, les écouter dans chacune des villes où ils sont passés, nos grands témoins se révèlent en fait être des humbles, ne cherchant pas à dissimuler leurs propres fragilités ou interrogations. Mais avec un point commun : une confiance forcenée dans un présent qu’il leur apparaît possible de changer, même modestement.

Preuve, si besoin était, que l’engagement n’est pas une question de compétence, mais bien d’espérance. Pour, comme le rappelait Tugdual Derville, « fleurir là où nous sommes ».